Cela fait partie de l’évolution naturelle des êtres humains. Au fur et à mesure que nous vieillissons, notre corps vieillit aussi. Il faut bien reconnaître que nous faisons pas mal tout ce que nous pouvons pour que cela se passe avec grâce : nous mangeons sainement, nous faisons régulièrement de l’exercice, et nous essayons toujours de dormir suffisamment. Cependant, c’est quand nous atteignons l’âge d’or (aussi parfois appelé « le troisième âge »), que les choses commencent à changer plus rapidement et que l’un des plus gros défis devient alors d’arriver à conserver notre équilibre.

Quand nous entrons dans la vieillesse, au fil des années, nous perdons davantage de masse musculaire et de souplesse, et nos réflexes deviennent moins rapides, et donc, contrairement à ce qu’il se passait quand nous étions dans la vingtaine, si nous perdons l’équilibre, notre capacité à nous reprendre (ou à nous relever) n’est pas aussi bonne. En fait, nous courons le risque de tomber et de nous blesser. Au Canada, les statistiques montrent que, chaque année, un Canadien sur trois âgé de 65 ans ou plus tombe au moins une fois. De plus, 87 % de toutes les fractures chez les personnes âgées sont dues à de telles chutes.

Bien que cela puisse sembler un peu alarmant, la bonne nouvelle, c’est qu’il existe des méthodes éprouvées que vous pouvez appliquer dans votre vie quotidienne, et qui vous aideront à réduire vos risques de chute, et les blessures en découlant. Il y a une lumière au bout du tunnel, alors poursuivez votre lecture pour découvrir des trucs du quotidien pour que les chutes soient choses du passé.

Soyez proactif et faites-vous évaluer par un médecin

Même si votre douce moitié pense que vous avez juste trébuché ou fait un faux pas accidentellement, une évaluation approfondie de votre état pourrait révéler des problèmes vous ayant fait trébucher ou fait faire ce faux pas. Une chute pourrait être le signe d’un problème médical nécessitant un traitement (c.-à-d. des problèmes de santé comme la déshydratation ou une infection urinaire) ou d’un effet secondaire de certains médicaments que vous pouvez prendre. Si vous voulez éviter de futures chutes, assurez-vous que votre médecin vérifie tout ce qui aurait pu contribuer à une chute, à la base.

Travaillez votre démarche et votre équilibre

Envisagez de demander à voir un physiothérapeute pour une évaluation de votre démarche et de votre équilibre. Un thérapeute peut souvent recommander des exercices de renforcement adéquats (LIEN : https://www.lifeline.ca/fr/ressources/14-exercices-pour-ameliorer-la-force-et-lequilibre-des-aines/), et pourrait aussi aider à adapter un dispositif d’assistance (c.-à-d. une marchette) si nécessaire. Si vous travaillez pour améliorer la force et la souplesse de tout votre corps, vous serez mieux équipé physiquement pour éviter une chute potentielle. 

Éclairage

Bien que cela puisse sembler plutôt rudimentaire, de nombreuses chutes parmi les personnes âgées se produisent à cause de problèmes de vision. Vous pouvez réduire les risques en vous assurant de disposer d’un éclairage adéquat qui fonctionne bien. Même si vous avez une vision proche de 20/20, avec un mauvais éclairage, vous risquez de tomber à cause de l’obscurité et aussi parce que cela rend vos déplacements difficiles dans certains endroits.

Trouvez chaussure à votre pied

De façon générale, les aînés courant un risque élevé de chuter devraient éviter les chaussures qui ne tiennent pas bien le pied ou dont la semelle est glissante. Porter des talons hauts ou des « gougounes », et, aussi, marcher en chaussettes peut également favoriser les chutes. Alors, optez plutôt pour des chaussures non seulement confortables mais procurant aussi une bonne stabilité, et qui vous permettent de marcher de manière sécuritaire. 

Renforcez la partie inférieure de votre corps

Si votre buste, votre dos, vos hanches ou vos jambes sont faibles (ou douloureux), cela affectera votre équilibre. Quand on parle de faiblesse au niveau de la partie inférieure du corps, cela peut vouloir dire une démarche instable, l’incapacité à marcher pendant de longues périodes de temps, ou de la douleur dans le bas du corps lors de la réalisation d’activités courantes.

Avant de commencer votre programme de conditionnement physique, assurez-vous de d’abord consulter un médecin spécialisé en gériatrie. Avoir l’approbation d’un gériatre est essentiel car un tel spécialiste connaîtra vos antécédents médicaux, et il saura aussi sur quoi vous devriez concentrer vos efforts. Souvent, il pourra également recommander que vous voyiez un(e) entraîneur(-euse) personnel(le) pour démarrer votre programme. Expliquez bien à votre entraîneur/entraîneuse vos attentes et vos limites afin qu’il ou elle puisse élaborer un programme qui vous convienne bien.

 

 

Est-ce qu’il vous est déjà arrivé de tomber ? Si c’est le cas, quels sont les trucs auxquels vous avez eu recours pour faire en sorte que cela ne se reproduise pas ? On aimerait que vous nous en parliez !

Lara Ceroni

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